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ACACIA CONSEIL

CONSEIL EN ORGANISATION ET MANAGEMENT D'ENTREPRISE EN SANTÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL

ACACIA CONSEIL

BREAKING NEWS

Les mégissiers de Graulhet dans le Tarn sont en grève. Jean JAURÈS, le dirigeant socialiste et député du TARN est venu à leur rencontre. Les patrons refusent de céder aux exigences des salariés. Ces derniers préparent et tannent les peaux et les cuirs utilisés en ganterie et en pelleterie. Ces matières qui deviendront des produits de luxe sont traités à base d'alun, de sulfate de potassium et d'aluminium hydraté.

Ces salariés estiment que la saleté rend leurs conditions de travail pénibles, malsaines et dangereuses. A tel point que la mauvaise réputation qui entoure leur métier décourage les plus jeunes à devenir mégissiers.

Que veulent-ils, que réclament-ils ?

Ils veulent deux pauses par jour pour se laver les mains.

Bien entendu, nous ne sommes pas en 2020 mais en 1909/1910. Il y a 110 ans😉.

Nous sommes à une époque où, dans une entreprise, pour se laver les mains, il fallait faire grève. Celles des mégissiers dura 147 jours !

Le Code du Travail est en préparation et le premier des quatre livres ne sera promulgué que le 28 décembre 1910.

Fort heureusement, dans cette période du coronavirus COVID 19, les salariés bénéficient de règles d'hygiène prévues par le Code du Travail et ces dernières sont renforcées par les mesures spécifiques mises en place dans le Document Unique d’évaluation des Risques Professionnels (lavage des mains, solution hydro-alcoolique, distance physique, voire pour celles et ceux qui le peuvent le télétravail, masques chirurgicaux ou lavables, etc.).

A la fin de confinement et avec le retour "physique" sur les lieux de travail (tous les salariés ne peuvent télétravailler), grâce aussi à toutes les consignes de sécurité en entreprises et aux campagnes d'informations nationales, les salariés acceptaient ces règles, voire les exigeaient. La peur était palpable lors des premiers jours qui ont suivi le 11 mai 2020.

Nous savons aussi que le virus se transmet prioritairement par les gouttelettes lors de toux et par les mains dans lesquelles nous toussons.

Force est de constater en cette fin septembre 2020 que les passages par les lavabos des vestiaires d'entreprises, les nettoyages des bureaux et des plans de travail ne sont pas ou plus au rendez-vous. Ce ne sont pas les produits d'hygiène qui manquent, ni les masques qui font défaut comme en février/mars, c'est la nature humaine qui reprend le dessus. Il n'est pas question ici de savoir qui a raison dans le déferlement d'informations médicales, politiques, journalistiques pro ou anti covid. Il n'est pas question ici de savoir si le virus tue les plus fragiles et laissent tranquille tous les autres.

Il est juste question de droits acquis que plus personne ne remet en cause. Les droits élémentaires à l'Hygiène et à la sécurité. Même si c'est une minorité, certains oublient...  ne respectent pas les consignes, se moquent des protocoles Covid et négligent l'hygiène de base qui consiste à se laver les mains très régulièrement. Règles, soit dit en passant qui permettront une moindre diffusion de la grippe à venir et de la gastro entérite.

Les mégissiers de Graulhet de 1910 (*) ont vécu une grève pendant 147 jours pour obtenir ce droit élémentaire à l'hygiène dans le cadre de leur travail. Dommage que, 110 ans après, certains  travailleurs aient la mémoire courte.

(*) pour en connaître plus sur la grève des mégissiers, voici le livre duquel sont tirées ces informations.

 

 

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