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ACACIA CONSEIL

CONSEIL EN ORGANISATION ET MANAGEMENT D'ENTREPRISE EN SANTÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL

ACACIA CONSEIL

AGIR AU COEUR DU TRAVAIL

LE COEUR DE NOTRE TRAVAIL

"C'est l'esprit qui cherche, mais c'est le cœur qui trouve"

Georges SAND

 

S'il est vrai, quelque soit le domaine d'activité, que rien ne peut se faire sans un minimum de savoir et de savoir-faire, je pense que dans le domaine de la santé au travail, rien ne peut se faire si l'on n'agit pas avec cœur.

Agir au cœur du travail, c'est agir en amont des risques physiques et mentaux. Le savoir et le savoir-faire des préventeurs, c'est, pour citer Georges SAND, "l'esprit qui cherche". Aucun savoir, aucun savoir-faire ne permettront de trouver sans l' action de ce que j'appelle "un cœur intelligent".

POURQUOI AGIR ?

Parce que le système de Santé Sécurité au Travail existant est malade.

Sans remonter à la préhistoire de la prévention des risques professionnels, je fixe le début de cette maladie  à la directive cadre européenne de 1989 fixant les règles sur la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs de la dite union.

C'est dommage car c'était et cela reste LA très belle idée de prévention et de protection des salariés. Sauf qu'en imposant un système de management de la santé à tous les pays d'Europe, l'union oubliait les spécificités des individus.

Nous sommes entrés, à ce moment là, dans un système schizophrène. Nous avons, d'une part, des technocrates qui pensent que la santé au travail se résout uniquement en agissant massivement sur le fonctionnel et, d'autre part, des gourous qui font preuve d'une pseudo-sentimentalité béate et qui veulent nous faire croire que le travail a pour finalité une sorte de bonheur collectif des salariés.

Les deux catégories veulent nous convaincre et sont convaincus d'avoir raison, puisqu'elles se réfèrent, pour les premiers, au dogme des textes réglementaires,  et pour les seconds, à des artifices qui ne sont, au mieux, que du placebo, au pire de l'escroquerie.

Si encore, depuis presque 30 ans, au moins une de ces approches avaient fonctionné, pour l'intérêt des salariés et des entreprises, cela se constaterait et il n'y aurait plus de problème.

Mais ce n'est pas le cas,  car ces deux approches ont oublié la singularité et la précarité de l' être humain .

Pour Entreprendre et réussir un management de la Santé Sécurité au Travail, et donc un management opérationnel digne de ce nom, je considère qu'il faut placer l'Humain au cœur du dispositif.

Si la santé sécurité au travail est le métier RESPECTABLES de quelques uns (RH, préventeurs, juristes, inspecteurs du travail, représentants du personnel, etc.), elle doit être la préoccupation de tous (direction, cadres) et en premier lieu du salarié !

Soyons clair, la Santé Sécurité au Travail est une grandeur sans dimension, elle n'a ni bornes, ni limites, sauf celles que les opérateurs poseront ensemble !

Pour que le salarié s'approprie la prévention, il faut que "LE" management permette l'autonomie et la responsabilisation individuelle de tous afin que le bien-être de chacun passe par l'envie de bien-faire son travail.
Placer l'Humain au cœur du dispositif, c'est faire en sorte que l'opérateur ait le sentiment du travail bien fait.

Ce bien faire de l'opérateur, c'est le cœur du travail, et c'est donc la performance de l'entreprise.

Trouver ce qui fait que le salarié aura le sentiment du travail "bien fait", c'est notre cœur de travail.

Ce "bien faire" n'est pas que dans les textes réglementaires des technocrates.

Ce "bien faire" n'est, en aucun cas, dans les effets placebo de gourous auto-proclamés "préventeurs" qui proposent des activités qui infantilisent les salariés. Il n'est pas non plus, dans l'offre de sport pendant les horaires de travail, ni dans le fait de payer des heures de de yoga, même si cela est très respectable - Voire cellules d'écoutes "dites" psychologiques qui dédouanent- etc. -

Je privilégie une  approche qui est celle du "cœur intelligent". C'est-à-dire être apte, en laissant de côté nos préjugés, à discerner ce qui fait SENS pour l'opérateur dans son travail.

Travailler avec un cœur intelligent, c'est être apte à appréhender l'Homme dans sa singularité et sa précarité et de faire en sorte de permettre à chaque opérateur de retrouver l'estime de lui-même et le sentiment de se rendre utile pour les autres et donc pour son entreprise.

C'est seulement lorsque le salarié aura retrouver l'estime de soi par un travail bien fait, qui fait sens, qu'il acceptera de s'approprier la prévention comme partie intégrante de ce travail.

La première responsabilité des entreprises est de donner aux salariés les moyens de retrouver ce sens du travail bien-fait, si ces derniers l'ont perdu.

J'ai pour habitude de dire que LA SANTÉ DANS L'ENTREPRISE, C'EST LA SANTÉ DE L'ENTREPRISE.

C'est à cette unique condition de procéder  que nous sortirons de 30 ans  d'errance, de mal-être pour les salariés et de manque de performance pour les entreprises.

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